Roots Intelligences — le sourcing des textiles rares et précieux, la traçabilité des filières stratégiques, l'audit de ce que les rapports affirment sur le papier.
De 2017 à 2023, Forweavers, mon cabinet d'ingénierie culturelle et de sourcing éthique, a servi les maisons les plus exigeantes du luxe international. Fournisseur officiel de la matériauthèque textile d'un grand groupe, conseil du comité exécutif d'une maison de parfumerie et beauté, missions de traçabilité pour la joaillerie. Puis la conjonction du Covid, de la guerre en Ukraine et du Brexit a emporté la structure, comme tant de petites maisons de services exportatrices. Roots Intelligences en reprend aujourd'hui le savoir-faire, la méthode et le réseau — sous un nom qui dit l'essentiel : remonter aux racines des matières, des territoires et des hommes. Un comptoir de matières, en somme, au sens le plus ancien du mot : un lieu où l'on vient chercher ce que les circuits ordinaires ne trouvent pas.
Trois métiers s'y rejoignent. Je source : je pars chercher, à la source et auprès de ceux qui les produisent, des matières que les circuits ordinaires n'atteignent pas. Je trace : je remonte les filières existantes de vos maisons jusqu'aux rangs deux et trois, je documente les acteurs, les flux et les risques. J'audite : j'éprouve sur le terrain la conformité réelle — Protocole de Nagoya, CITES, lois de vigilance, cadre CSRD — de ce que les rapports affirment sur le papier.
ITextiles nobles
Lins des grands maîtres liniers, soies — dont je travaille à la renaissance de la sériciculture marocaine —, laines rares, khadi filé main, velours, brocarts, fibres libériennes que j'étudie depuis mes premières recherches de terrain. Des étoffes à provenance irréprochable, destinées aux directions artistiques et aux matériauthèques.
IIMatières organiques rares
Oud et bois d'agar d'Asie du Sud-Est, encens et résines d'Orient, cires, nacres, ingrédients cosmétiques d'exception — ces matières vivantes dont l'approvisionnement engage des communautés entières, et que j'ai appris à sécuriser pour la parfumerie et la beauté au plus haut niveau.
IIIMinéraux stratégiques
Malachite de République démocratique du Congo, agate du Brésil, nacre de Polynésie — études de traçabilité menées pour la joaillerie et l'horlogerie en environnements complexes : économies informelles, droits coutumiers, territoires sous tension. Pierres, fossiles et matières minérales d'exception, toujours accompagnés de leur généalogie documentée.
Matières d'exception — mission de sourcing
Conseil — l'ultracapitalocène
Vingt ans de terrain dans trente-cinq pays m'ont convaincu d'une chose : les entreprises qui durent sont celles qui comprennent le monde dans lequel elles opèrent — pas seulement le marché, mais aussi les groupes humains, les territoires, les cultures et les équilibres qui les sous-tendent.
Je pense que nous sommes entrés dans une ère que j'appelle « ultra-capitalocène ». De ce fait, les organisations ne peuvent plus se permettre de séparer la performance économique de leur responsabilité humaine et environnementale. Non pas par idéalisme, mais parce que les régulations s'y appliquent désormais avec force, parce que les crises de réputation se propagent en quelques heures, et parce que les chaînes de valeur mondiales sont plus fragiles — et plus surveillées — qu'elles ne l'ont jamais été.
Ce que vingt ans de missions concrètes m'ont appris, c'est que les vrais leviers de performance durable d'une organisation ne se trouvent plus seulement dans les documents, les déclarations ou les certifications. Ils se trouvent aussi dans la réalité des territoires, dans la confiance des communautés, dans la cohérence entre ce qu'une organisation dit et ce qu'elle fait vraiment. C'est ce capital invisible — mais mesurable — que je contribue à construire, à sécuriser et à valoriser.
Audit de filières stratégiques
Les filières qui traversent des territoires à forte informalité, des communautés autochtones ou des zones régies par des protocoles internationaux contiennent des fragilités que les rapports d'audit documentaire ne captent pas. Ces fragilités sont juridiques, humaines et réputationnelles : une non-conformité au Protocole de Nagoya peut exposer une organisation à des sanctions atteignant 5 % du chiffre d'affaires mondial, sans compter les conséquences sur la continuité opérationnelle et la crédibilité auprès des investisseurs.
› J'effectue des enquêtes immersives directement auprès des producteurs et des communautés concernées. Je cartographie les risques humains et juridiques, j'intègre les exigences du Protocole de Nagoya, des lois de vigilance et du cadre CSRD, et je formule des mesures correctives opérationnelles, prêtes à être implémentées par vos équipes. À l'issue d'un audit, je remets un tableau de conformité par critère avec notation par niveau de risque, un plan de remédiation daté, et la cartographie documentée de la chaîne de valeur jusqu'aux rangs deux et trois.
Les autres volets du conseilStructuration d'une RSE opérationnelle et crédible — réduire l'écart entre les engagements affichés et les pratiques de terrain, à l'heure du reporting CSRD. Décodage des marchés à fortes logiques culturelles locales — lire les codes relationnels, les hiérarchies implicites et l'acceptabilité locale avant l'engagement des capitaux. Valorisation des actifs immatériels — identifier, documenter et protéger juridiquement ce qu'une organisation sait déjà et n'a jamais sécurisé.
Pour aller au fond du sujet
La méthode, les terrains et les dilemmes de ce métier sont racontés au long cours dans VERDAD, Tomes I & II — le Tome I pour l'anthropologie du développement durable et la RSE vue depuis le terrain, le Tome II pour le patrimoine, le luxe et la mondialisation.
Ali RakibL'empreinte-racines — marque de Roots Intelligences
La maison porte pour emblème une empreinte digitale dont les sillons se prolongent en racines : l'identité prouvée jusqu'à l'origine. C'est le logo de Roots Intelligences — ce site, lui, ne porte que ma signature.
Levée de fonds — en coursForweavers, 2017–2023 — sept exercices, trente-cinq pays de sourcing, comptes certifiés. Roots Intelligences, 2026–2033 — je structure actuellement le capital d'amorçage de la société, entre l'Europe, le Maroc et le Golfe. Investisseurs, family offices et partenaires stratégiques : ma porte est ouverte, et le dossier se présente de vive voix.
Learning expeditions, résidences d'artistes, jumelages avec des designers et des laboratoires de création — la recherche par le déplacement et la rencontre.
Il y a des choses qu'aucun rapport, aucune conférence, aucun atelier de créativité ne peut transmettre. Il faut y être. Sentir la laine encore suintante entre les doigts d'une fileuse, marcher dans un souk à l'heure où les marchands déballent, écouter un maître artisan expliquer pourquoi il refuse de vendre plus vite. Tout ce folio tient dans cette conviction : on ne comprend une matière, un geste ou un territoire qu'en s'y rendant — et on ne crée vraiment que lorsque deux excellences se rencontrent.
IExpéditions apprenantes
Je conçois et je conduis des learning expeditions : des voyages d'étude et d'émerveillement qui emmènent des voyageurs curieux, des équipes d'entreprise ou des comités exécutifs partout dans le monde, vivre des expériences qui transforment durablement leur regard.
Au Maroc, mon territoire d'ancrage, je conduis des odyssées d'exception : sur les traces des origines de la vie dans les gisements paléontologiques de l'Atlas et du Sahara, à la rencontre des chasseurs de météorites du désert, dans les ateliers des maalems de Fès et de Marrakech. Ailleurs, je trace des routes sur mesure — la Route de la Soie et l'Ouzbékistan, le Népal des tisserandes, les hautes terres du Guatemala — partout où vingt ans de terrain m'ont laissé des amitiés et des portes ouvertes.
Chaque expédition est écrite comme un récit : un fil narratif, des rencontres impossibles à improviser, des moments de silence prévus comme des respirations. Pour les entreprises, j'y adosse un travail de fond — cohésion, stratégie, RSE incarnée — qui fait de l'émotion vécue un levier de transformation réelle.
En expédition
IIRésidences d'artistes & jumelages
Il se produit quelque chose d'irremplaçable lorsqu'un maître artisan, héritier de générations de gestes, rencontre un créateur venu d'un autre monde. J'ai passé assez d'années dans les ateliers pour savoir que cette rencontre ne s'improvise pas : elle se prépare, se protège, se traduit. C'est le principe des résidences que je conçois — jumeler le savoir-faire d'un grand maître artisan d'Afrique avec la créativité d'un designer renommé d'un autre pays du monde, et leur donner le temps, le lieu et le cadre pour créer ensemble une œuvre qu'aucun des deux n'aurait pu concevoir seul.
Je choisis les binômes avec le soin d'un marieur de traditions : la teinture à l'indigo face au design textile scandinave, le cuir des maalems face à la maroquinerie d'avant-garde, le bois sculpté face au mobilier contemporain. Je négocie les conditions — propriété intellectuelle partagée, rémunération juste, consentement éclairé — car une résidence n'a de sens que si elle honore les deux parties. Puis je documente tout : le processus devient archive, exposition, récit.
IIILaboratoires de création
Le même principe de jumelage s'étend aux laboratoires de création cosmétique : mettre en présence des détenteurs de savoirs sur les matières vivantes — résines, huiles, plantes tinctoriales, ingrédients d'exception — et les équipes de formulation qui cherchent, aujourd'hui, des matières dont la provenance est prouvée autant que la performance. Le cadre est le même que pour les résidences d'artistes : consentement éclairé, partage de la valeur, documentation du processus.
Terrains & formatsMaroc — Atlas, Sahara, médinas de Fès et Marrakech. Route de la Soie — Ouzbékistan. Asie — Népal des tisserandes. Amérique — hautes terres du Guatemala. Jumelages — maître artisan & designer, ou maître artisan & laboratoire de création. Restitution — archive, exposition, récit.
Prendre la parole en public — TEDx, keynotes, masterclass — et enseigner : cours, séminaires scolaires, écoles de terrain.
Enseigner et donner une conférence sont deux gestes différents. L'un construit un programme, évalue une progression, se répète sur un semestre. L'autre tient en une scène, un temps compté, une salle qu'il faut convaincre en une seule fois. J'ai développé ce second métier sur les scènes de TEDx, dans des keynotes d'entreprise, des tables rondes de festivals et de salons professionnels — partout où l'on m'invite à faire tenir vingt ans de terrain dans quarante minutes.
Mes sujets s'y déploient en récit plutôt qu'en cours : l'anthropologie des matières et des filières, l'ultracapitalocène et ses conséquences pour les organisations, le sourcing éthique et la traçabilité, le patrimoine immatériel en danger — les mêmes territoires que je couvre à l'écrit dans VERDAD, ou par l'imaginaire dans ORKKS, mais portés par la voix et le corps, devant un public.
Conférence TEDxSur scène — conférence TEDx
Enseignement & séminaires scolaires
Enseigner est la part de mon métier qui me maintient vivant. Depuis plus de dix ans, je donne cours, séminaires et masterclass dans des établissements de référence — IESA, ESMOD, Institut Français de la Mode, PSL / ENSAD, ModArt, Central Saint Martins à Londres. J'y apporte ce que les manuels ne contiennent pas : l'anthropologie vécue, les filières réelles, les dilemmes éthiques tels qu'ils se posent à trois heures du matin dans un atelier de l'autre bout du monde.
Je lance ici une invitation formelle : toute structure de formation, dans tous les pays du monde, peut faire appel à moi — universités, écoles d'art, de mode, de design ou de commerce, organismes professionnels, académies d'entreprise. J'interviens en français, en anglais ou en espagnol ; en présentiel où que vous soyez, ou en ligne. Et pour ceux qui veulent aller plus loin, je conçois des écoles de terrain : des enseignements d'anthropologie in situ, dans différents pays du monde, où l'on apprend au contact des communautés plutôt que dans l'abstraction des salles de classe.
Mes thèmes de prédilection : anthropologie des matières et du textile, RSE opérationnelle et filières sensibles, patrimoine culturel immatériel, créativité et savoir-faire, économies du luxe, éthique du sourcing — et l'usage du jeu de rôle comme outil pédagogique, que je pratique avec mes étudiants comme avec les cadres que je forme.
Formations en ligne
Études de filières, rapports sectoriels, guides pratiques en téléchargement immédiat ; modules de formation en ligne — RSE opérationnelle, sourcing éthique, patrimoine immatériel, anthropologie appliquée. Le catalogue numérique ouvre prochainement ; les premières références se réservent dès maintenant par correspondance.
En cours, entre théorie et terrain
Formats & maisons d'enseignementKeynote — 30 à 60 minutes. Table ronde — animée ou en tant qu'intervenant. TEDx — un format court, une idée. Masterclass · Cours & séminaires · Écoles de terrain.
IESA · ESMOD · IFM · PSL / ENSAD · ModArt · Central Saint Martins. Français, anglais, espagnol · présentiel ou à distance.
Maroc, Émirats arabes unis, Qatar, Arabie saoudite, Oman et le continent africain — les territoires où je travaille, et le collectif UAEFI dont je suis le directeur culturel.
Je vis en France et je monte mes projets depuis Marrakech, où je suis souvent. C'est de là que je pars pour le terrain, et de là que se conduisent mes phases d'analyse, d'écriture et de formation à distance. Le Maroc n'est pas pour moi un décor : c'est un chantier de toute une vie. Dans les médinas de Fès et de Marrakech, j'ai passé des années auprès des tanneurs — ces hommes dont les mains portent à vie la marque des colorants — et des maalems dont les savoir-faire nourrissent, souvent sans que leur nom apparaisse, les plus grandes collections du monde. J'y travaille aujourd'hui à des projets qui me tiennent au corps : la renaissance de la sériciculture marocaine, la valorisation des matières précieuses du royaume, la transmission des métiers.
De l'autre côté de la péninsule, les Émirats. Lors de ma mission de 2024, préparée avec l'ambassade de France à Abu Dhabi, je me suis rendu à Dibba el Hosn, une communauté isolée de l'émirat de Sharjah. Là vivait un collectif de grands-mères qui luttaient pour sauvegarder leur savoir-faire textile, pendant que les gratte-ciels du pétrole faisaient ombre à leurs créations. Ce que l'IRTHI Contemporary Crafts Council accomplit avec elles — le programme Heritage Rising — est la preuve que la préservation du patrimoine immatériel n'est pas incompatible avec la modernité. À Dubaï, j'ai rencontré l'initiative Fatima Bint Mohamed Bin Zayed, où des centaines de femmes tissent, depuis leur foyer et par choix, des pièces qui représentent leur pays sur la scène mondiale.
Les pays du Golfe, dans l'imaginaire des professionnels de la durabilité, n'existent que sous un seul prisme. J'y ai vu autre chose : des combats menés dans l'ombre de préjugés géographiques tenaces, et des femmes qui gagnent. C'est entre ces deux rives — l'Afrique et le Golfe — que s'écrit le prochain chapitre de Roots Intelligences, à l'horizon 2026–2033. J'en raconte les coulisses, longuement, dans les deux tomes de VERDAD.
Entre le Maroc et le Golfe
UAEFI — directeur culturel
« La diaspora est une mémoire en mouvement, une force latente », écrivait Maryse Condé. C'est exactement ce que l'UAEFI met en œuvre : une organisation non gouvernementale établie à Paris, avec des relais sur le continent africain et dans les Caraïbes, qui mobilise l'expertise des diasporas à l'échelle mondiale pour renforcer les écosystèmes d'innovation là où ils manquent le plus — infrastructures, accès aux technologies, formation des talents, financement des projets.
Au sein de ce collectif, j'occupe la fonction de directeur culturel. Mon rôle : veiller à ce que l'innovation ne soit jamais pensée hors-sol. J'apporte la dimension culturelle et patrimoniale aux programmes — la lecture anthropologique des territoires, l'articulation entre savoir-faire hérités et industries créatives, la conviction que le développement durable commence par le respect de ce que les peuples savent déjà faire. J'y retrouve la méthode du Triple Helix chère à l'organisation — accorder les visions du monde académique, des entreprises et des institutions — enrichie d'une quatrième voix : celle des cultures elles-mêmes.
Ali Rakib
TerritoiresMaroc — Marrakech, port d'attache des projets ; Fès. Émirats arabes unis — Sharjah (Dibba el Hosn, IRTHI Heritage Rising), Abu Dhabi, Dubaï. Qatar · Arabie saoudite · Oman — pays du Golfe. Afrique — continent de travail et de sourcing. UAEFI — ONG, siège à Paris, relais en Afrique et aux Caraïbes. Fonction : directeur culturel.
Tashkent, Traditions du Monde — association humanitaire, artistique et culturelle pour la sauvegarde des patrimoines immatériels textiles — et les mandats qui l'accompagnent.
Avant Forweavers, il y avait Tashkent. Une association, une vision, une ambition : explorer les univers textiles de la planète, documenter les savoir-faire en voie de disparition, les relier à des mondes capables de les honorer. Le nom lui-même disait l'essentiel — Tashkent, cette ville-carrefour de l'ancienne Route de la Soie, où les fils se croisent depuis des siècles entre l'Orient et l'Occident. J'ai déclaré l'association au Journal officiel en novembre 2014, et j'en suis depuis le président-fondateur.
Tashkent, Traditions du Monde est une association humanitaire, artistique et culturelle dédiée à la sauvegarde des patrimoines immatériels textiles. Son objet tient en quelques lignes que je n'ai jamais eu besoin de réécrire : sauvegarder les patrimoines immatériels de l'humanité ; défendre l'accès au travail des femmes et leurs droits, jusqu'à la propriété de leur outil — le métier à tisser, la machine à coudre ; leur permettre de gagner leur vie dignement, sans charité, et de rester si elles le souhaitent dans leur ruralité ; sauvegarder les dialectes, les chants, les rituels — tout ce qui constitue leur patrimoine, qui est aussi le nôtre, des tapisseries d'Aubusson aux tissages classés du patrimoine breton.
Cet amour a un centre de gravité : l'Ouzbékistan et les peuples nomades du monde. Des steppes d'Asie centrale aux campements du Sahara, j'ai appris auprès d'eux que la richesse se transporte dans les mémoires et les gestes, pas seulement dans les coffres. L'association a mené des missions de terrain au Népal, en Azerbaïdjan, au Maroc, en Asie du Sud-Est ; organisé foires artisanales et expositions muséales ; conduit des recherches sur les fibres libériennes ; contribué au référencement de patrimoines de peuples premiers — Aïnous du Japon, Rautes du Népal, Aït Baamrane du Maroc, Kaqchikels du Guatemala — dans l'esprit de la Convention UNESCO de 2003.
Le geste transmis — tisserande à l'ouvrage
Mandats institutionnels
La solidarité n'est pas un supplément d'âme : c'est l'architecture de ma vision du monde, et son terrain naturel a toujours été Tashkent. De 2020 à 2025, j'ai siégé au Conseil d'administration d'ONU Femmes France. Auprès de mes consœurs — et de sa présidente Céline Mas, dont l'énergie et l'intelligence stratégique forcent l'admiration —, j'ai autant appris que j'ai pu apporter : réflexions, développement de projets, plaidoyer pour les droits des femmes, dans la continuité directe des statuts fondateurs de l'association.
De 2018 à 2026, j'ai siégé au Conseil scientifique d'Héritage & Civilisation, association dédiée à la préservation du patrimoine mondial et à la paix, membre de la fédération des associations pour l'UNESCO. Huit années de recherche, de consultation et d'expertise au service d'une conviction : le patrimoine n'est pas un luxe de temps de paix, c'est une condition de la paix elle-même — la même conviction qui anime ma recherche doctorale en anthropologie, consacrée à une distinction qui m'obsède : celle entre un patrimoine qui s'éteint et un patrimoine qui disparaît.
Les autres projets
Le collectif UAEFI, dont je suis le directeur culturel, est présenté avec les territoires d'Afrique et du Golfe. Les symposiums, salons et expositions que j'organise — dont le symposium Fil-de-Vie, autour du travail de Bess Nielsen — se trouvent aux Événements, symposiums & rencontres.
L'association & les mandatsTashkent, Traditions du Monde — fondée en 2014 (Journal officiel) · Président-fondateur : Ali Rakib · Missions : Népal, Azerbaïdjan, Maroc, Asie du Sud-Est · Foires, expositions muséales, recherche, plaidoyer UNESCO. ONU Femmes France — Conseil d'administration, 2020–2025. Héritage & Civilisation — Conseil scientifique, 2018–2026. Recherche — doctorat en anthropologie, en cours.
Organisation d'événements, de salons privés, de symposiums et d'expositions — dont le symposium Fil-de-Vie, autour du travail de Bess Nielsen.
Certaines œuvres exigent un écrin à leur mesure — pas une foire, pas un salon professionnel anonyme, mais un moment composé comme une partition. C'est ce métier que j'exerce : concevoir et organiser des événements — salons privés, symposiums, expositions, rencontres professionnelles — où l'œuvre, la matière ou l'idée trouvent leur public naturel.
Je le fais notamment pour des créatrices que j'admire. Pour Bess Nielsen, dont la maison Khadi and Co élève le coton filé main des artisans indiens au rang d'étoffe de collection, j'organise le symposium Fil-de-Vie, qui réunit autour de son travail les personnes qui comptent. Pour Isabelle Anselot, créatrice d'univers textiles d'une délicatesse rare, j'orchestre des salons privés du même esprit.
Ma partition couvre tout : le lieu et sa scénographie, la sélection des pièces et leur mise en récit, le carnet d'invités — collectionneurs, directions artistiques, presse choisie —, le rythme même de la journée. Un événement réussi ressemble à une conversation qui aurait trouvé sa forme : on y entre curieux, on en sort changé, et les étoffes y ont parlé leur propre langue.
J'ouvre ce savoir-faire à d'autres créateurs, maisons et institutions dont l'œuvre mérite ce soin — sur recommandation ou sur correspondance. Le même principe de jumelage m'anime dans les résidences et laboratoires que je conçois par ailleurs.
Ce que j'organiseSymposiums — dont Fil-de-Vie, autour du travail de Bess Nielsen (Khadi and Co). Salons privés — sur invitation, pour créateurs et maisons. Expositions — muséales et hors les murs. Rencontres professionnelles — collectionneurs, directions artistiques, presse choisie.
La pige et les livres — reportages et enquêtes pour les médias économiques et des droits humains, VERDAD Tomes I & II, ORKKS.
Écrire est un seul métier qui prend deux formes : la pige et le livre. J'écris pour des médias économiques et des médias consacrés aux droits humains dont je tais les noms — la confidentialité fait partie du métier, et mes commanditaires savent pourquoi ils me la demandent. Mais il faut que le monde le sache : ma plume se propose. Vingt ans d'anthropologie de terrain font un journaliste d'un genre particulier — un investigateur qui sait qu'une filière se remonte comme une enquête, qu'un témoignage se recueille comme un rite, et qu'une vérité économique se cache souvent dans un détail culturel que personne n'a regardé.
Ce que je propose aux rédactions et aux directions éditoriales : le reportage au long cours dans des territoires difficiles d'accès ; l'enquête sur les chaînes de valeur mondiales, les matières premières, le luxe et ses coulisses ; le portrait d'artisans, de dirigeants, de communautés ; la tribune et l'analyse — cette vision du monde que je nomme l'ultracapitalocène et que je documente livre après livre. J'écris en français, en anglais et en espagnol ; je conduis mes entretiens également en arabe et en amazigh.
Mon instinct est celui du détective : croiser les sources, éprouver les documents contre le terrain, retrouver les personnes que l'on croyait introuvables. Mes récits sont vérifiés, sourcés, et écrits pour être lus.
En interview, micro en main
VERDAD — Tomes I & II
VERDAD est le livre que je n'aurais pas dû écrire — je le dis dans ses premières pages, et ce n'est pas fausse modestie. Ce sont les tisserandes du Népal, du Cambodge, du Ghana, du Pakistan, du Maroc, des Émirats, d'Azerbaïdjan et de tant d'autres pays qui en sont, dans un sens profond, les vraies autrices. J'y raconte l'anthropologie non comme une discipline de bibliothèque, mais comme je l'ai vécue : dans les ateliers, les médinas, les steppes et les salles de comité exécutif — des missions pour les plus grandes maisons du luxe comme pour l'UNESCO, ONU Femmes et des coopératives dont les noms ne figureront jamais dans un rapport de durabilité.
Le Tome I pose les fondations : l'anthropologie du développement durable, la RSE vue depuis le terrain, les droits des peuples et la naissance de mes engagements — de l'association Tashkent aux années Forweavers, des tisserandes népalaises qui m'ont appris que le fil, parfois, se rompt, jusqu'aux grands-mères de Dibba el Hosn. Le Tome II monte en tension : patrimoine, luxe et mondialisation — ce que devient un savoir-faire quand le monde entier veut se l'approprier, et ce que l'ultracapitalocène fait aux cultures qui l'habitent. Ce sont les deux ouvrages de référence de mon travail de conseil et d'audit de filières.
La même plume, tournée vers l'imaginaire plutôt que vers l'enquête, a donné naissance à ORKKS. Le Tome 1 suit un orc qui brise les codes de son peuple pour embrasser sa liberté : une heroic fantasy aux accents anthropologiques, où les clans, les rites, les langues et les traumatismes des peuples imaginaires sont construits avec la même rigueur que mes monographies de terrain. La suite est à l'écriture.
L'univers dont ce livre est sorti — le jeu de rôle, les mondes imaginaires, la table — est raconté au folio Jeux & fictions.
Formats & ouvragesPige — reportage, enquête, portrait, tribune, série documentaire, pour médias économiques et médias des droits humains. Français, anglais, espagnol ; entretiens également en arabe et amazigh. Livres — VERDAD Tome I (anthropologie & développement durable) · VERDAD Tome II (patrimoine, luxe & mondialisation) · ORKKS, Chroniques d'un Orc Libre, Tome 1 (heroic fantasy).
Jeu de rôle, univers ORKKS, reconstitution historique, peinture sur figurines — des mondes imaginaires comme laboratoire du réel.
Je veux le dire ici sans détour, parce qu'on le tait trop souvent : la pratique du jeu de rôle compte immensément dans mon développement personnel, empathique et créatif. C'est un jeu, certes — mais un jeu qui construit mon identité professionnelle. Passer des heures dans la peau d'un autre, improviser face à l'imprévu, tenir un monde cohérent pour une tablée de joueurs : il n'existe pas de meilleur entraînement à l'écoute, à la négociation et à la lecture des dynamiques de groupe. L'anthropologue et le maître de jeu font, au fond, le même métier.
C'est pourquoi je n'hésite pas à emporter les dés en séminaire : j'utilise le jeu de rôle comme outil pédagogique avec mes étudiants des grandes écoles comme avec les clients adultes que je forme — dirigeants, équipes RSE, créatifs. Mettre un comité de direction dans la peau d'un conseil de village confronté à un projet minier apprend plus sur l'acceptabilité locale que dix rapports d'expertise.
IL'univers ORKKS
Les orcs aussi méritent qu'on écrive leur histoire. ORKKS est né d'une vie parallèle que je mène depuis l'adolescence dans les univers de l'heroic fantasy et du jeu de rôle, de Donjons & Dragons aux mondes que j'invente pour mes propres tables. Le roman en est la trace écrite ; la table en reste le laboratoire.
IIReconstitution historique
On comprend mieux une société quand on a tenté d'en revêtir le costume. La reconstitution historique m'a appris cela par le corps : le poids d'une cotte de mailles, la patience d'un campement médiéval, la précision d'un geste d'époque. Avec Fief et Chevalerie, l'association que j'ai animée pendant des années, nous faisions revivre le Moyen Âge non comme un spectacle mais comme une enquête — chaque couture, chaque recette, chaque rituel vérifié aux sources. L'aventure associative s'est refermée, mais la passion, elle, ne m'a jamais quitté.
IIIPeintures & figurines
Elle se prolonge aujourd'hui à une autre échelle : celle des figurines que je peins, pinceau trois-zéros en main, dans le silence de l'atelier. Qu'on ne s'y trompe pas — ces heures penchées sur un plastron miniature sont des heures de méditation active, d'apprentissage de la couleur, de la lumière et du détail. Le même œil qui distingue un lin d'un chanvre au toucher s'exerce, la nuit, sur les reflets d'une armure au 28ᵉ millimètre.
Jeu de rôle, reconstitution, peinture : trois pratiques que le monde professionnel range trop vite au rayon des loisirs, et qui sont en vérité mes ateliers d'empathie, de rigueur et de création. J'en fais volontiers des formats d'atelier pour écoles et entreprises — comme le détaille le folio Conférences, masterclass & TEDx.
Les pratiquesJeu de rôle — Donjons & Dragons, univers ORKKS, maîtrise de table. Reconstitution historique — ex-association Fief et Chevalerie. Peinture sur figurines — mondes imaginaires au pinceau. Ateliers — écoles, séminaires, comités de direction.
Vente d'objets de collection — textiles anciens, minéraux, fossiles et curiosités rassemblés au fil de vingt ans de routes, par correspondance privée.
Tout atelier garde une arrière-boutique — l'endroit où l'on range ce qui ne se vend pas en gros, mais pièce par pièce, à qui sait le regarder. Voici la mienne, et elle est ouverte à la vente.
Textiles anciens et étoffes de collection, minéraux et fossiles d'exception, curiosités choisies au fil de vingt ans de routes — chaque pièce accompagnée de sa provenance documentée et, lorsque la matière l'exige, de ses certificats de conformité. Ce cabinet vit sous le toit de Roots Intelligences et se visite par correspondance privée : décrivez-moi ce que vous cherchez, ou laissez-moi vous surprendre.
Ce qui se vend iciTextiles anciens — étoffes de collection, pièces d'archive. Minéraux & fossiles — spécimens d'exception, provenance documentée. Curiosités — objets rares rapportés du terrain. Vente par correspondance privée, pièce par pièce.
Directions RSE et sourcing, rédactions, éditeurs, écoles, institutions culturelles — ou simples esprits curieux : je lis toutes les lettres.
Ali Rakib
Le plus court chemin reste la lettre électronique — je réponds personnellement. Pour les urgences de terrain, le téléphone et WhatsApp me suivent partout où passent les réseaux.
Où me joindreCourriel — cafe@alirakib.com Téléphone — +33 6 47 95 99 59 · WhatsApp — +212 668 765 494 LinkedIn — ali-rakib Base — France · projets montés depuis Marrakech · missions Golfe, Afrique et au-delà Langues — français · anglais · espagnol · arabe · amazigh